S’il est un mot qui convient parfaitement aux membres de cette confrérie, c’est “ténacité”. Dans un monde où la violence et la destruction font rage, il est difficile de faire reconnaître une activité artistique comme étant d’une quelconque utilité. Et il est encore plus difficile de faire survivre des oeuvres souvent fragiles aux fréquents pillages, surtout quand ils sont l’oeuvre de barbares qui ne s’intéressent à l’art que lorsqu’il est fait d’or ou de pierres précieuses. C’est pour cela que nombreux sont les artistes à avoir décidé de rejoindre cette confrérie, dont le but premier est de donner plus de pouvoir à ce métier parfois peu reconnu, et de faire en sorte de protéger les oeuvres majeures, lorsque celles-ci sont menacées.
Actuellement, deux courants divisent la confrérie : les modernes et les figuratifs. Ces derniers, encore majoritaires mais en perte de vitesse, veulent maintenir une forme d’art accessible, compréhensible, là où les modernes cherchent à bannir toute notion de “beauté” pour “laisser parler l’art pur, dans ce qu’il exprime de plus fort”. Si les figuratifs apportent des revenus conséquents à la confrérie, notamment en travaillant pour les temples, les modernes n’ont qu’une clientèle restreinte, souvent fortunée, et sensible à cette nouveauté.